Deux consortiums ont été créés en janvier, qui sont pilotés par la SNCF et Railenium, l’institut de recherche technologique de la filière ferroviaire basé à Valenciennes (Nord). L’un pour les trains de fret, l’autre pour le transport de passagers. L’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ont été associés à l’aventure.

Concrètement, « on va monter par paliers successifs (…) jusqu’au plus extrême niveau d’automatisation où il n’y a plus de présence humaine à bord », a précisé à l’AFP Pierre Izard, le directeur général délégué chargé des technologies ferroviaires à la SNCF. « Et aussi, on va voir les applications potentielles arriver progressivement », dit-il.

« Trains-drones »

La première devrait être la mise au point, annoncée pour 2021, de la commande de trains de fret à distance, utile pour la desserte terminale d’un silo ou d’une carrière. On aurait alors des « trains-drones ». Les prototypes de train de fret et de TER totalement automatisés devraient ensuite être fonctionnels, sans conducteur à bord, en 2023. Mais une industrialisation n’est pas attendue avant 2025.