Le voile commence à se lever sur les perquisitions menées le 5 avril par l’Autorité de la Concurrence dans le transport routier de marchandises (voir NLF n°310). L’OTRE a fait savoir par un communiqué publié le 12 avril qu’elle figurait dans la liste des sociétés et/ou organisations visitées, précisant que l’Autorité de la concurrence intervenait « sur saisine du ministre chargé de l’Économie, en date du 9 août 2017, à la suite d’une plainte déposée par la plate-forme digitale Chronotruck. « La société Chronotruck dément avoir déposé plainte ou procédé à une saisine de l’Autorité de la Concurrence contre l’OTRE, n’acceptera pas d’être faussement citée, et prend conseil auprès de ses avocats pour éventuellement porter plainte en diffamation », a riposté Chronotruck à la suite de la publication de ce communiqué, précisant qu’elle « prendra la parole plus en détail dans les tous prochains jours ». Selon l’OTRE, Chronotruck lui reproche en substance des appels au boycott ainsi que ses positions exprimées à plusieurs reprises sur les plates-formes d’intermédiation. L’organisation professionnelle dit aborder « avec sérénité et confiance cette procédure dans laquelle elle continuera de remplir sa mission : défendre les intérêts des entreprises du transport routier ». AK